Couches lavables
Eco2graphie. La couche sociale est forcement lavable, Liberation, 13/02/08
Par la redaction de Terra Economica
Â
Chaque mercredi, le bilan ecologique d’un produit
Tom, un beau bebe tout rond, est ne ce matin a 8 heures.
En trente mois, cet innocent petit bout de chou va poser une
empreinte ecologique non negligeable sur la planete. La faute
aux innombrables couches que ses parents vont lui enfiler au
cours des premiers mois de son existence.
Alternative. Sortons la calculette. En moins de trois ans, le
cherubin va produire en moyenne 500 kg de dechets. Si l’on y
inclut ses congeneres - plus de 816 500Â naissances en 2007 en
France -, ce sont 408 000Â tonnes de couches-culottes qui vont
s’entasser dans la poubelle sur la meme periode. Pour les
trois principaux industriels du secteur presents sur le marche
francais (Procter & Gamble, Kimberly-Clark et SCA), ce chiffre
n’est pas forcement une mauvaise nouvelle. En 2006, le
chiffre d’affaires de la filiere a depasse la barre des
800 millions d’euros. La couche, tres pratique, s’avere
etre un produit tres lucratif.
Mais au fait, de quoi se compose une couche jetable banale ?
De
papier, de derives petrochimiques et de coton. Un trio pas
vraiment fameux. Lors d’un test realise en 2000, Greenpeace
avait meme affirme avoir repere des composants hautement
toxiques a l’interieur de certaines couches. Il n’en
fallait pas davantage pour pousser certains parents a se
mettre en quete d’alternatives. La principale a pour nom
la couche lavable et donc reutilisable. Une these presentee
a la faculte universitaire des sciences agronomiques de
Gembloux (Belgique) et relayee par le Cniid (Centre national
d’information independant sur les dechets) decortique et
compare les deux produits. Ce document montre que dans la
phase d’utilisation, la couche jetable fait appel a
davantage de matiere premiere qu’une couche lavable mais
qu’elle consomme moins d’eau et de lessive. Logique.
Toutefois, si on s’interesse non seulement au cycle
d’utilisation mais aussi a la fabrication de la culotte,
les couches lavables necessitent 2,3 fois moins d’eau,
3,5 fois moins d’energie et environ 8 fois moins de
matieres premieres non renouvelables qu’une couche
jetable traditionnelle.
Budget. Cote porte-monnaie, enfin, la balance penche egalement en faveur de la version lavable. Cette derniere necessite un budget de 600 euros pour les trente premiers mois de l’enfant contre 1 700 euros pour la couche jetable.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/eco2graphie/309734.FR.php>

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