Maladie de parkinson
Une recherche révèle le lien entre l'utilisation
de pesticides et la maladie de Parkinson
[Date: 2007-05-31]
Selon des chercheurs financés par l'UE, l'exposition aux
pesticides et les lésions traumatiques crâniennes sont
associées à la maladie de Parkinson.
Les travaux, publiés dans la revue Occupational and
Environmental Medicine (médecine du travail et
environnementale), ont été menés au titre du projet
Geoparkinson du cinquième programme-cadre (5e PC). Ce dernier
visait à étudier l'interaction des facteurs génétiques et
environnementaux sur la maladie de Parkinson et les troubles
associés.
Les chercheurs ont interrogé près de 1000 patients souffrant
de la maladie de Parkinson ou de troubles associés, résidant
en Italie, à Malte, en Écosse, en Suède et en Roumanie. Les
questions faites aux participants portaient sur leur
exposition aux pesticides, aux solvants, au fer, au cuivre et
au manganèse tout au long de leur vie. Il leur a également
été demandé s'ils avaient déjà été assommés et s'il existait
des antécédents familiaux de la maladie de Parkinson. Les
chercheurs ont également interrogé 2000 personnes n'étant pas
atteintes de la maladie de Parkinson, afin de comparer leurs
réponses avec celles du groupe touché par la maladie.
D'après les résultats, les personnes ayant été exposées à des
niveaux bas de pesticides ont 1,09 fois plus de chances de
développer la maladie de Parkinson que celles n'ayant pas été
exposées. Les personnes ayant été exposées à des niveaux
élevés de pesticides ont 1,39 fois plus de chances d'êtres
touchées.
«Cela a des répercussions sur les utilisateurs professionnels
et, peut-être, amateurs de ces agents», ont commenté les
chercheurs. «Des recherches supplémentaires sont nécessaires
pour établir une liste de pesticides étant associés à cette
réaction.»
L'étude a également révélé une association entre les lésions
crâniennes et la maladie de Parkinson. En effet, les personnes ayant été assommées au moins une fois ont 1,28 fois plus de chances de développer la maladie de Parkinson que celles n'ayant jamais été assommées. De plus, les personnes ayant été fréquemment assommées se sont avérées avoir 2,56 plus de chances de développer la condition.
«Si ce résultat est confirmé, il aura des répercussions sur
tous les sports de contact et, en particulier, sur les sports
de combat tels que la boxe», écrivent les chercheurs.
Parallèlement, l'étude n'a pas rejeté la possibilité d'une
relation entre une exposition aux solvants ou aux métaux et
la maladie de Parkinson.
L'étude a cependant confirmé que le facteur de risque le plus
important résidait bien dans les antécédents familiaux. Les
scientifiques n'ont pourtant pas encore déterminé si ce
risque était dû à un environnement partagé ou à une
prédisposition génétique.
«Cette étude constitue un témoignage important du risque
accru de la maladie de Parkinson lié à l'exposition aux
pesticides», concluent les scientifiques. «La relation
exposition-réponse prouve que l'exposition aux pesticides
peut constituer un facteur de risque causal et
potentiellement modifiable.»
Pour de plus amples informations, consulter:
http://www.abdn.ac.uk
Catégorie: Projets
Source des informations: Université d'Aberdeen / Revue
Occupational and Environnement Medicine
Référence du Document: Dick, FD et al. (2007)
Facteurs de risque environnementaux pour la maladie de
Parkinson et le syndrome parkinsonien: l'étude Geo Parkinson.
Revue Occupational and Environmental Medicine, publiée en
ligne le 30 mai 2007
Acronyme du Programme: FRAMEWORK 5C, LIFE QUALITY, MS-SE C,
MS-I C, MS-UK C
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Coordination,
coopération; Médecine, santé; Recherche scientifique
RCN: 27763

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