Les seuils de pollution de l'air par les particules sont de plus en plus frequemment depasses, Le Monde, 14/02/08
Gaelle Dupont
Un pic a Strasbourg, un autre a Lyon, puis a Paris... Les
alertes a la pollution aux particules ont ete frequentes, ces
dernieres semaines. Le bilan de la qualite de l'air en
Ile-de-France en 2007, publie mardi 12 fevrier par
l'association Airparif, confirme l'importance de cette
pollution provoquee essentiellement par le transport routier,
les combustions industrielles, le chauffage domestique et
l'incineration des dechets.
A Paris, la valeur journaliere de 50 microgrammes par m3
(mg/m3), qui ne devrait pas etre franchie plus de 35 fois
par an, a ete depassee entre 80 et 220 jours en 2007, selon
les stations de mesure. Cette situation n'est pas nouvelle.
En revanche, pour la premiere fois, les niveaux moyens de
particules loin du trafic ont egalement depasse la valeur
limite. Ils ont augmente de 6 % a 8 % par rapport a 2006.
Une hausse due a la fois a la meteorologie de 2007 et a de
nouvelles methodes de mesures.
"Les niveaux de pollution aux particules sont eleves, et
leur dangerosite est reelle, commente Philippe Richert,
vice-president du Senat (UMP, Bas-Rhin) et president du
Conseil national de l'air. Cette pollution aboutit a 350 000
deces anticipes chaque annee dans l'Union europeenne." Les
particules sont classees en fonction de leur diametre (
inferieur a 10 micrometres pour les PM 10 et a 2,5
micrometres pour les PM 2,5, appelees particules fines).
Elles causent des maladies respiratoires, et peuvent affecter
le coeur, le sang et le cerveau. Une recente etude americaine
montre une baisse des capacites cognitives d'enfants exposes
a ces polluants.
Dispositifs inefficaces
Leur impact sur l'esperance de vie vient de faire l'objet
d'une quantification dans 26 villes europeennes. "Si la
moyenne annuelle de particules fines etait ramenee a 15 mg/m3, on gagnerait entre un mois et deux ans d'esperance de vie en moyenne selon les villes", affirme Sylvia Medina, epidemiologiste a l'Institut de veille sanitaire, coauteur de ces travaux. De nombreux scientifiques jugent trop elevee la valeur guide adoptee par l'Union, qui fixe un objectif de 25 mg/m3 a respecter d'ici a 2015 pour les particules fines. La France, elle, s'est fixe un objectif de 15 mg/m3 en 2010 qui deviendra obligatoire en 2015.
Sous l'egide de M. Richert, un "plan particules" est en cours
d'elaboration. Car les dispositifs existants, en particulier
les alertes en cas de pics de pollution, sont souvent juges
inefficaces. "Les pics ne representent qu'une faible part des
effets sur la sante, explique Sylvia Medina. C'est
l'exposition au quotidien, a des niveaux plus faibles, qui a
l'impact le plus important. Il faut agir sur la pollution de
fond."
De plus en plus de villes europeennes cherchent a reduire le
trafic automobile. "A Berlin, par exemple, l'acces est
interdit aux vehicules dont le niveau environnemental est
insuffisant, sauf s'ils sont equipes d'un dispositif de
filtration supplementaire", rapporte Philippe Lameloise,
directeur d'Airparif. Les peages urbains font partie des
mesures preconisees par M. Richert. En outre, en attendant
que le filtre a particules devienne obligatoire sur les
vehicules diesel (en 2011), le systeme de bonus malus
ecologique devrait etre amende, selon l'elu. En effet, ce
dispositif encourage parfois l'acquisition de vehicules
faiblement emetteurs de CO2, mais fortement emetteurs de
particules.
Les chaudieres a bois devraient aussi faire l'objet d'une
surveillance particuliere. Bien qu'elles soient d'importantes
emettrices de particules, leur developpement a ete encourage
dans le cadre de la lutte contre les gaz a effet de serre.
Les credits d'impots dont beneficient leurs acheteurs
pourraient ainsi etre modifies.
-----------------------------------------------------------------------------------
A Londres, le peage triple pour les vehicules les plus
polluants
Ken Livingstone, le maire de Londres, a annonce, mardi 12
fevrier, que la taxe quotidienne pour circuler en centre-ville
passerait en octobre de 8 livres a 25 livres (33,5 euros)
pour les vehicules les plus polluants. Creee en 2003, la zone
de peage du centre de Londres a vu sa surface initiale, 20
km2, presque doublee en fevrier 2007. La mesure concerne les
vehicules produisant plus de 225 g de gaz carbonique au
kilometre ; essentiellement les 4x4, et les voitures de sport
et de luxe. M. Livingstone espere "qu'elle encouragera les
gens a se tourner vers des vehicules plus propres ou les
transports publics".
<http://abonnes.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/
2008/02/14/les-seuils-de-pollution-de-l-air-par-les-particules
-sont-de-plus-en-plus-frequemment-depasses_1011291_
3244.html#ens_id=965049>
Eco2graphie. La couche sociale est forcement lavable, Liberation, 13/02/08
Par la redaction de Terra Economica
Â
Chaque mercredi, le bilan ecologique d’un produit
Tom, un beau bebe tout rond, est ne ce matin a 8 heures.
En trente mois, cet innocent petit bout de chou va poser une
empreinte ecologique non negligeable sur la planete. La faute
aux innombrables couches que ses parents vont lui enfiler au
cours des premiers mois de son existence.
Alternative. Sortons la calculette. En moins de trois ans, le
cherubin va produire en moyenne 500 kg de dechets. Si l’on y
inclut ses congeneres - plus de 816 500Â naissances en 2007 en
France -, ce sont 408 000Â tonnes de couches-culottes qui vont
s’entasser dans la poubelle sur la meme periode. Pour les
trois principaux industriels du secteur presents sur le marche
francais (Procter & Gamble, Kimberly-Clark et SCA), ce chiffre
n’est pas forcement une mauvaise nouvelle. En 2006, le
chiffre d’affaires de la filiere a depasse la barre des
800 millions d’euros. La couche, tres pratique, s’avere
etre un produit tres lucratif.
Mais au fait, de quoi se compose une couche jetable banale ?
De
papier, de derives petrochimiques et de coton. Un trio pas
vraiment fameux. Lors d’un test realise en 2000, Greenpeace
avait meme affirme avoir repere des composants hautement
toxiques a l’interieur de certaines couches. Il n’en
fallait pas davantage pour pousser certains parents a se
mettre en quete d’alternatives. La principale a pour nom
la couche lavable et donc reutilisable. Une these presentee
a la faculte universitaire des sciences agronomiques de
Gembloux (Belgique) et relayee par le Cniid (Centre national
d’information independant sur les dechets) decortique et
compare les deux produits. Ce document montre que dans la
phase d’utilisation, la couche jetable fait appel a
davantage de matiere premiere qu’une couche lavable mais
qu’elle consomme moins d’eau et de lessive. Logique.
Toutefois, si on s’interesse non seulement au cycle
d’utilisation mais aussi a la fabrication de la culotte,
les couches lavables necessitent 2,3 fois moins d’eau,
3,5 fois moins d’energie et environ 8 fois moins de
matieres premieres non renouvelables qu’une couche
jetable traditionnelle.
Budget. Cote porte-monnaie, enfin, la balance penche egalement en faveur de la version lavable. Cette derniere necessite un budget de 600 euros pour les trente premiers mois de l’enfant contre 1 700 euros pour la couche jetable.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/eco2graphie/309734.FR.php>
A la question "Qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanite ? " Le Dalai
Lama a repondu : «Les hommes...parce qu'ils perdent la sante pour accumuler
de l'argent, ensuite perdent leur argent pour recouvrer la sante. Et ils se
perdent dans des anxieuses pensees sur le futur au point de ne plus vivre
ni le present ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir...et
meurent comme s'ils n'avaient jamais vecu."
Le 23/02/08
Source : Planete-nature.org
Les plantes depolluantes, Metro, 05/12/07Nadia LoddoÂAjouter une touche de vert chez soi peut aider a ameliorer laqualite de l'air que l'on respire tous les jours.La nature ne finira jamais de nous etonner. Depuis le milieudes annees 1970, quand la Nasa (l’administration spatialeamericaine) a commence a etudier la qualite de l’air al’interieur des engins spatiaux habites, les chercheursse sont tres vite interesses aux qualites depolluantes desplantes. Les feuilles et surtout les racines et lesmicroorganismes presents dans le substrat terreux fonctionnenten effet comme des filtres. On parle alors de bioepuration :« c’est une facon d’ameliorer la qualite de l’air graceaux phenomenes biologiques », explique Genevieve Chaudet,paysagiste d’interieur, a l’origine de l’associationPlant’airpur. Benzenes, trichlorethylenes, formaldehydes,monoxyde de carbone et ammoniac sont parmi les milliers desubstances toxiques que nous inhalons dans nos maisons alorsque nous nous croyons a l’abri de la pollution de nosvilles. Ces substances sont partout, dans les peintures,les colles, les meubles, les moquettes, les produitsd’entretien…. « Meme si on ne sent pas forcement ladifference, introduire des plantes chez soi est un gesteparmi d’autres qui contribue a ameliorer la qualite del’air que nous respirons chez nous ».A chaque piece sa planteChaque sorte de plante a sa specialite : il y en a quiabsorbent bien le benzene, d’autres l’ammoniac oules formaldehydes. « Selon leurs usages, les pieces de noshabitations contiennent des polluants differents », expliqueGenevieve Chaudet. On peut alors essayer de choisir la plantela plus adaptee a chaque piece. La Gerbera sera par exempleadaptee a la cuisine pour lutter contre la pollution engendreepar les produits d’entretien, la fumee de cigarettes etles parfums d’ambiance. Puis il y a les champions de ladepuration, comme la Dracena marginata, l’Areca et leSpathiphyllum, qui sont extremement actives. Et dans lachambre a coucher ? « La plante respire comme un etrehumain, la nuit elle rejette du gaz carbonique, mais c’estune quantite infime, explique Genevieve. Par contre, grace ala photosynthese, avec la lumiere du jour, elle absorbe leCO2 et rejette de l’oxygene, ce qui est un vrai plus,surtout quand on n’aere pas suffisamment nos pieces.»Avez-vous la main verte ?Si vous doutez de votre capacite a vous occuper de ces bijouxde la nature, Genevieve se veut rassurante : « La main vertedepend de la connaissance que nous avons des plantes. Ilsuffit de connaitre les besoins en eau, en lumiere et latemperature adaptee a chaque plante pour bien reussir ».La bonne sante des plantes est par ailleurs tres importante :« Si vous constatez qu’une plante a des parasites il estparfois plus indique de s’en separer, meme si l’on ytient beaucoup, plutot que d'essayer d’y remedier a toutprix par des pesticides, par exemple », conclut-elle.Source : Les plantes depolluantes, par Ariane Boixiere etGenevieve Chaudet, Rustica Editions, Collection PlaneteJardin, 30/08/07
Desinfection solaire de l'eau, Star, 15/11/06ÂLe Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) estassocie dans un consortium (Irlande, Espagne, Royaume Uni,Zimbabwe et Kenya), soutenu par la Commission Europeenne, quitravaille sur la desinfection solaire de l'eau. Le principe enest extremement simple : l'echantillon d'eau contaminee estplace dans une bouteille en verre transparent de 2 litres,agite puis place sous la radiation solaire. Apres un temps dereaction d'environ 6 heures, l'echantillon est desinfecte. Biensur, l'avancement de la reaction depend, entre autres, de laturbidite de l'echantillon, de la temperature et de l'intensitede la radiation solaire.La desinfection solaire n'est pas une nouvelle technologiepuisque les premiers essais datent de 1984. Bien qu'avalisepar l'OMS, le procede n'est pas largement utilise par manqued'etudes cliniques. Le projet d'une duree de trois ans devraitdeterminer les conditions optimales et fournir des statistiques fiables.Sources : Star, 15/11/2006Pour en savoir plus :
Une pharmacie dans votre jardin, Clicanoo, Ile de la Reunion,14/01/07"Le jardin est une officine dont nous devrions nous servir plussouvent", a sagement ecrit le docteur Leon Binet au siecledernier. Se soigner autrement, avec les plantes, c'est possible.L'avenement de la medecine moderne a base de produitspharmaceutiques de synthese n'a pas fait disparaitre cettepratique ancestrale. Au contraire, on assiste a un regaind'interet, avec le recours aux plantes medicinales. Pointbesoin de se vider les poches, on peut cultiver chez soi.L'automedication par les plantes se revele peu onereuse etsans risque, a condition de savoir les utiliser. Mais derrierecette apparente disponibilite se cache aussi le probleme de lararete et meme dans certains cas de la disparition des especes.L'idee de se soigner par les plantes est actuellement tres envogue. En reconnaissant les merites de la medecine moderne etses progres, nul ne peut mettre en doute la valeurtherapeutique des plantes. L'Europe appuie d'ailleurs letraitement de maladies par des medicaments a base de plantes :c'est la phytotherapie. Les industriels, quant a eux,commercialisent de plus en plus de complements alimentaires abase de plantes. Homeopathie et aromatherapie se developpentde maniere importante. Dans notre ile, ce n'est ni un effetde mode ni une nouveaute, puisque cela fait bien longtempsdeja que les Reunionnais se soignent par les plantes. « C'estinoffensif et surtout tres efficace si c'est bien dose etdonne en tenant compte des traitements medicaux que peuventsuivre les personnes », explique Claude Cheung Lung,pharmacien a Saint-Denis. Dans son officine, celui-ci s'estspecialise notamment dans la vente de remedes naturels, despreparations a base de plantes medicinales. Comme bon nombrede ses confreres, il propose egalement des medicaments a basede gelules vegetales. Dans son petit laboratoire, l'onprepare aussi des tisanes a la demande des clients. Pres de300 varietes de plantes medicinales sont ici entreposees. En"vrac", decoupees dans des sacs, elles ont toutes laparticularite d'etre importees depuis la metropole. "Parcequ'on ne peut pas faire n'importe quoi", precise ClaudeCheung Leung. "Les plantes medicinales reconnues par lapharmacopee francaise sont soumises a une reglementationstricte, de la fabrication a l'utilisation en passant parle conditionnement", rencherit le pharmacien. Pas depreparation avec des plantes endemiques de La Reunion, donc.Celles-ci ne respectent encore aucune reglementation. Maisles tisanes a base d'especes que l'on retrouve beaucoup ici,romarin, tilleul rencontrent un veritable succes. "C'est unmarche qui ne demande qu'a se developper", ajoute lepharmacien Claude Cheung Lung. "La demande est importante, etmeme si cela ne represente q'une infime partie de notrechiffre d'affaires (environ 1% pour ce pharmacien), il fautavoir a l'esprit que la moitie des maladies peuvent etresoignees par les plantes, sans passer par la medecinemoderne", estime celui-ci.
Une recherche révèle le lien entre l'utilisation
de pesticides et la maladie de Parkinson
[Date: 2007-05-31]
Selon des chercheurs financés par l'UE, l'exposition aux
pesticides et les lésions traumatiques crâniennes sont
associées à la maladie de Parkinson.
Les travaux, publiés dans la revue Occupational and
Environmental Medicine (médecine du travail et
environnementale), ont été menés au titre du projet
Geoparkinson du cinquième programme-cadre (5e PC). Ce dernier
visait à étudier l'interaction des facteurs génétiques et
environnementaux sur la maladie de Parkinson et les troubles
associés.
Les chercheurs ont interrogé près de 1000 patients souffrant
de la maladie de Parkinson ou de troubles associés, résidant
en Italie, à Malte, en Écosse, en Suède et en Roumanie. Les
questions faites aux participants portaient sur leur
exposition aux pesticides, aux solvants, au fer, au cuivre et
au manganèse tout au long de leur vie. Il leur a également
été demandé s'ils avaient déjà été assommés et s'il existait
des antécédents familiaux de la maladie de Parkinson. Les
chercheurs ont également interrogé 2000 personnes n'étant pas
atteintes de la maladie de Parkinson, afin de comparer leurs
réponses avec celles du groupe touché par la maladie.
D'après les résultats, les personnes ayant été exposées à des
niveaux bas de pesticides ont 1,09 fois plus de chances de
développer la maladie de Parkinson que celles n'ayant pas été
exposées. Les personnes ayant été exposées à des niveaux
élevés de pesticides ont 1,39 fois plus de chances d'êtres
touchées.
«Cela a des répercussions sur les utilisateurs professionnels
et, peut-être, amateurs de ces agents», ont commenté les
chercheurs. «Des recherches supplémentaires sont nécessaires
pour établir une liste de pesticides étant associés à cette
réaction.»
L'étude a également révélé une association entre les lésions
crâniennes et la maladie de Parkinson. En effet, les personnes ayant été assommées au moins une fois ont 1,28 fois plus de chances de développer la maladie de Parkinson que celles n'ayant jamais été assommées. De plus, les personnes ayant été fréquemment assommées se sont avérées avoir 2,56 plus de chances de développer la condition.
«Si ce résultat est confirmé, il aura des répercussions sur
tous les sports de contact et, en particulier, sur les sports
de combat tels que la boxe», écrivent les chercheurs.
Parallèlement, l'étude n'a pas rejeté la possibilité d'une
relation entre une exposition aux solvants ou aux métaux et
la maladie de Parkinson.
L'étude a cependant confirmé que le facteur de risque le plus
important résidait bien dans les antécédents familiaux. Les
scientifiques n'ont pourtant pas encore déterminé si ce
risque était dû à un environnement partagé ou à une
prédisposition génétique.
«Cette étude constitue un témoignage important du risque
accru de la maladie de Parkinson lié à l'exposition aux
pesticides», concluent les scientifiques. «La relation
exposition-réponse prouve que l'exposition aux pesticides
peut constituer un facteur de risque causal et
potentiellement modifiable.»
Pour de plus amples informations, consulter:
http://www.abdn.ac.uk
Catégorie: Projets
Source des informations: Université d'Aberdeen / Revue
Occupational and Environnement Medicine
Référence du Document: Dick, FD et al. (2007)
Facteurs de risque environnementaux pour la maladie de
Parkinson et le syndrome parkinsonien: l'étude Geo Parkinson.
Revue Occupational and Environmental Medicine, publiée en
ligne le 30 mai 2007
Acronyme du Programme: FRAMEWORK 5C, LIFE QUALITY, MS-SE C,
MS-I C, MS-UK C
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Coordination,
coopération; Médecine, santé; Recherche scientifique
RCN: 27763
BE Afrique du Sud n°15, 08/06/07L'Afrique du Sud, de riche biodiversite vegetale, recele plusde 24000 plantes indigenes, soit 10% des especes aeriennes dela planete. Celles traditionnellement utilisees pour leursvertus curatives, tres nombreuses, sont systematiquementtestees par le groupe de recherche en bioprospective duCouncil for Scientific and Industrial Research (CSIR) quis'interesse a la conversion de medicaments africainstraditionnels, par un nombre minimal d'etapes, en medicamentsphytotherapiques modernes.Les formulations pharmaceutiques, souvent basees sur descomposesnouveaux derives des medicaments traditionnels, sontbrevetables: un accord avec les guerisseurs traditionnels lesassocie a l'invention en cas de retombees financieres. Unconsortium de recherche a ete constitue avec le SANBI(South African National Biodiversity Institute), le MRC(Medical Research Council), l'Universite du Cap, l'Universitedu KwaZulu Natal, le comite des guerisseurs traditionnels(Traditional Healers Committee), et le Conseil des San(South African San Council). De plus, des collaborationsexistent avec le National Cancer Institute (Etats-Unis),l'Universite de Louvain et la Fondation Esperanza (Suisse).En plus de l'isolation et de la caracterisation des moleculesactives, le groupe propose un ensemble de bonnes pratiques(Good Manufacturing Practice) pour la fourniture des extraitsde plante destines aux essais cliniques.A ce jour, plus de 11.000 plantes indigenes ont eterassemblees et conservees par le SANBI et plus de 32.000extraits ont ete prepares et stockes. Le groupe a identifieplus de 250 medicaments potentiels. Parmi eux le BP4, unnouveau medicament pour le traitement de longue duree del'asthme et des allergies : des essais in vivo sur des ratsasthmatiques ont montre une reduction moderee de labroncho-constriction et une diminution significative desmediateurs pro-inflammatoires et inflammatoires tels que lacytokine Interleukine-8 (IL-8).Le BP 16 est un anti-inflammatoire soulageant l'arthrite.Deux composes isoles vont faire l'objet d'une etudepre-clinique : ils ont montre in vitro une activitesignificative anti-plasmodiale sur des souches de Plasmodiumfalciparum sensible ou insensible a la chloroquine.Trois molecules possedent, a la fois, une activite antiviralesignificative et une toxicite limitee mises en evidence dansun essai de cytoprotection contre HIV effectue simultanementaux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Ces molecules fontl'objet d'une etude pre-clinique.A ce jour, le plus grand succes resulte d'un agent naturelcontre l'obesite derive de l'hoodia: il sera le premierproduit commercialise et largement distribue.Pour en savoir plus : <http://www.csir.co.za>Sources ; Science Scope, Volume 2, Numero 1, 04/2007le 3/08/07
| Espace de gestion