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Photos aériennes d'incendies de forêts

http:/www.notre-planete.info/photos/photos_risques.php?type=incendies
Posté le 18/11/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Actualités environnementales

http:/www.notre-planete.info/actualites/

Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Je change de montre

Au moment du choix de ma montre, je peux faire un petit geste pour la planète. Certes ce geste peut coûter cher, prix d'approche 600 Euros. mais certaines marques adoucissent la facture.

Choisir une montre qui se remonte automatiquement avec les mouvements de votre poignet, un geste qui éviterait la vente d'un nombre important de ces petites piles très polluantes et nocives.

Alors à l'approche de fêtes, pourquoi ne pas faire ce choix.

Pour quelques informations complémentaires : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Remontage_automatique

IR


Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Déforestation au Paraguay

Amerique du Sud : des eleveurs s’approprient les terres au bulldozer, Univers Nature, 12/11/09
Cecile Cassier
 
Tribu indienne implantee au Paraguay, en-dehors du bassin amazonien, les Ayoreo-Totobiegosode sont confrontes a une serieuse menace : le bulldozer. En effet, desireux de s’octroyer des terres pour accueillir leur betail d’elevage, des eleveurs defrichent sans vergogne les terres de cette tribu. Des photographies prises par satellite le 1er novembre ont revele les agissements de ces bucherons clandestins. Appartenant a la compagnie bresilienne Yaguarete Pora SA, les eleveurs incrimines poursuivent leur entreprise de deboisement, ignorant la decision prise fin aout par le ministere de l’Environnement de suspendre l’autorisation accordee suite a des deforestations illegales. Et pour cause, l’an dernier, Yaguarete et une autre entreprise bresilienne, River Plate SA, auraient detruit des milliers d’hectares de terres appartenant a la tribu des Ayoreo-Totobiegosode.
Pour l’heure, les producteurs de la firme Yaguarete beneficient du concours d’une entreprise d’engins de chantier, basee dans une colonie voisine et detenue par Jacobo Kauenhowen.
Pour le GAT, ONG paraguayenne de defense des droits territoriaux des Ayoreo, la tribu court un grave danger dans la mesure ou « La deforestation illegale menee par Yaguarete au Paraguay se poursuit sans aucun controle ». De son cote, l’association Survival International en appelle a une prise de conscience du president Lugo face a la destruction de la foret, principal moyen de subsistance pour nombre de ses citoyens. Des actions de protestation et de denonciation ont deja debute, a l’instar de la diffusion reguliere d’un spot publicitaire depuis le 2 novembre sur l’une des principales stations de radio du Paraguay, Radio Nanduti.
Ce nouveau scandale vient confirmer la situation extremement precaire de ces populations indiennes depossedees de leurs terres et de leurs droits dans l’indifference la plus totale. Or, cette violation de la condition indienne repond generalement a de fortes pressions economiques qui ne laissent que peu d’espoir de voir vaincre Hercule contre Goliath. En temoigne le barrage de Santo Antonio en Amazonie occidentale qui prevoit d’inonder pas moins de cinq groupes isoles d’Indiens.

Posté le 18/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Déforestation sous contrôle au Brésil

resil : la deforestation de l'Amazonie en recul de 45% sur un an, AFP, 12/11/09
 
Brasilia (AFP) - 22:15 - L'Amazonie bresilienne, la plus grande foret tropicale de la Terre, a perdu 7.000 km2 en un an, mais cela represente tout de meme un ralentissement du deboisement de 45% par rapport a l'annee precedente, a annonce jeudi l'Institut national d'enquetes spatiales (INPE).
Releve sur une annee jusqu'a juillet 2009, ce chiffre "est de loin le meilleur resultat depuis 1988, quand l'INPE a commence a calculer les taux de deforestation", a declare le porte-parole de l'institut, Gilberto Camara, rappelant qu'en 2004, 27.000 km2 de foret avaient disparu en Amazonie.
La marge d'erreur des calculs de l'INPE est de 10%.
"Depuis 2004 nous avons constate une chute significative de la deforestation, annee apres annee", a souligne M. Camara devant le president bresilien Luiz Inacio Lula da Silva et le ministre de l'Environnement Carlos Minc.
Cette baisse a ete attribuee en partie au programme Arco Verde-Terra legal, qui reunit 43 villes amazoniennes engagees dans un developpement agraire durable. Ce programme regularise egalement les titres de propriete de la terre en Amazonie.
Le gouvernement bresilien a fait d'une reduction de la deforestation de l'Amazonie un de ses principaux objectifs dans la lutte contre le rechauffement climatique et s'est engage a reduire le deboisement de 80% d'ici 2020.
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Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Le bio pour les riches

Manger bio coute 72% plus cher, AFP, 10/11/09
 
Paris (AFP) - 13:22 - Les produits bio coutent 72% plus cher que les produits conventionnels correspondants, contrairement a un discours officiel avancant un prix superieur de 20 a 30%, selon une enquete menee par le magazine specialise Lineaires dans son edition de novembre.
Le magazine a compare les prix de plus de 600 "produits conventionnels et bio strictement comparables en termes de marque, de recette, et de format/conditionnement" dans quatre enseignes, Leclerc, Carrefour, Intermarche et Geant Casino parmi, "les plus impliquees dans la vente de bio", notamment via leur offre de produits de marques de distributeurs.
Les releves de prix ont ete realises a Rennes entre le 8 et le 12 octobre.
"Manger bio coute en moyenne 72% plus cher", conclut l'enquete. De son cote, la directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, interrogee par le magazine, disait : "entre 20 et 30% plus cher, c'est bien ce que me disent les responsables des enseignes a chaque fois que je les rencontre".
Pres d'un produit sur trois "depasse les 90% de differentiel", indique Lineaires.
Par categories de produit, la charcuterie et le traiteur bio coutent 95% de plus, les fruits et legumes 90%, l'epicerie sucree 74%, l'epicerie salee 73% et la cremerie 57%.
Selon Yves Marin, fondateur du cabinet de conseil en distribution Dashkoma interroge par Lineaires, la difference de prix s'explique de plusieurs manieres: "les enseignes positionnent l'offre bio en se posant la question: +Quel prix le client est-il pret a payer ?+. Et en l'occurrence le bio touche une clientele urbaine, agee et CSP+ (aisee, NDLR), qui n'est pas tres regardante sur les etiquettes", estime-t-il.
Par ailleurs, "les prix du bio refletent l'inadequation de l'offre et de la demande. Tout le monde rame pour obtenir de la marchandise, on gere une penurie, donc l'heure n'est pas encore au discount", indique-t-il.

Posté le 18/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les autorités complices de la déforestation

05.11.2009


e pillage des bois de rose très précieux se poursuit dans la SAVA et en particulier dans le Réserve Nationale protégée de Marojejy.

Marée noire

Un rapport scientifique financé par le WWF révèle l’ampleur de la marée noire provoquée par le naufrage du vraquier Gulser Ana le 26 août dernier au large de Faux Cap, à l’extrême sud de Madagascar. Neuf baleines se sont échouées. Plus de la moitié des 40 000 personnes que compte la région ont été affectées par l’interdiction pour trois mois de la pêche, qui constitue une source de revenus vitale. Les habitants souffrent en outre de problèmes respiratoires et de maladies cutanées et diarrhéiques.

Officiellement protégées, les forêts malgaches se vident de leurs bois précieux, avec l’accord tacite des autorités. “Le Missouri Botanical Garden, rapporteL’Express de Madagascar, publie des chiffres accablants sur le trafic de bois précieux. Selon un ­rapport de ce centre américain de re cherche botanique, 571 conteneurs ont été exportés illégalement de Madagascar vers la Chine de janvier à avril 2009. Un commerce juteux qui a permis aux trafiquants d’engranger 120 millions de dollars alors que la valeur déclarée à la douane malgache était de 41,6 millions de dollars. De surcroît, seuls 5 % de cette valeur seront versés aux caisses de l’Etat à titre de redevance.” 

Les chiffres sur ces revenus ne concernent que le début de l’année 2009, lorsque la crise politique malgache est à son paroxysme. C’est l’autorisation exceptionnelle d’exportation accordée [par le régime de Marc Ravalomanana] à treize opérateurs à la fin du mois de janvier qui déclenche l’hémorragie [officiellement, il n’était question que de commercialiser les arbres déracinés par les cyclones]. Face à la demande importante des exportateurs pour remplir leurs quotas, des milliers de paysans commencent à envahir les forêts et ne se contentent plus de ramasser les arbres abattus. Les coupes deviennent alors incontrôlables. Ce n’est qu’au mois d’avril que le régime de transition [d’Andry Rajoelina] décide de geler les exportations, même celles autorisées par le précédent régime [tombé le 17 mars]. 

Le pillage des bois de rose très précieux se poursuit dans la SAVA et
en particulier dans le Réserve Nationale protégée de Marojejy.


Le 14 septembre, pour lutter contre les trafics, le gouvernement met en place un groupe de travail réunissant les ministères de l’Environnement et des Forêts, de la Justice, des Forces armées, des Finances et du Budget, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, de la Population et des Affaires sociales. Le groupe de travail se répartit en trois équipes. “La première s’occupe de la collecte d’informations et de renseignements, la deuxième se charge de la perquisition et la troisième de l’enquête”, notent Les Nouvelles.Arraisonnement de navires, cargaisons bloquées, stocks saisis et autres interventions réalisées sur le terrain reçoivent alors de larges échos dans la presse malgache. 

Mais le 21 septembre le gouvernement prend un arrêté interministériel autorisant provisoirement et sous certaines conditions l’exportation de bois précieux, en théorie afin de liquider les stocks. Chaque opérateur doit payer 72 millions d’ariarys par conteneur (28 800 euros), dont 60 millions versés dans les caisses de l’Etat et les 12 millions restants pour la protection de l’environnement. L’opération est censée s’achever le 30 novembre 2009. D’après M. Razakarimanarina, président de l’Association des ingénieurs forestiers malgaches, “l’exploitation légale, durable et équitable des ressources forestières peut rapporter au gouvernement au moins 250 millions de dollars par an (redevances et taxes)”, rapportent Les Nouvelles. Or, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans le nord de l’île “on assiste à une véritable exploitation de la situation de pauvreté de la population. Dans la région SAVA, les bûcherons perçoivent 5 000 ariarys par jour [2 euros] pour transporter les bolabola, les troncs de bois de rose ou d’ébène, des profondeurs de la forêt jusqu’au fleuve. Ce travail d’acheminement se fait dans des conditions inhumaines, certains troncs pesant jusqu’à plus d’une tonne. Dans les ports d’Antalaha, Sambava ou Vohémar, le prix à l’exportation de ces bois précieux n’a rien à voir avec ce qui se passe en amont. Nos ri chesses en bois de rose et d’ébène sont exportées à raison de 8,50 euros le kilogramme !”

Source :http://vert.courrierinternational.com/article/2009/11/05/les-autorites-complices-de-la-deforestation

Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Vol du bois précieux Malgache

Madagascar. Alerte au trafic d’ebene et de palissandre, Courrier International, 05/11/09
Catherine Brahic, New Scientist
 
L’instabilite politique de la Grande Ile favorise les activites illegales nuisibles a l’environnement. Des especes rares sont menacees d’extinction.
Des lemurs grilles et des bandes criminelles qui exportent des bois precieux : voila le triste etat des lieux de la legendaire bio diversite de Madagascar. Depuis qu’un coup d’Etat a oblige le president a demissionner, en mars 2009, les defenseurs de l’environnement et les biologistes voient les bucherons decimer les forets du pays et braconner les especes protegees. En l’absence d’un gouvernement suffisamment stable pour faire appliquer la reglementation et les lois, des organisations criminelles n’ont pas tarde a exploiter la faune et la flore – toutes deux exceptionnelles – de ce pays. “On a assiste a une veritable ruee des trafiquants de bois et des braconniers ; ils s’en donnent a cœur joie en attendant que les autorites se reorganisent et mettent un terme a leurs activites”, explique Edward Louis, biologiste specialiste des questions de protection de l’environnement et de biodiversite au zoo d’Omaha, dans le Nebraska, aux Etats-Unis, qui a travaille a Madagascar pendant dix ans. En aout, l’ONG Conservation International rapportait que quinze trafiquants de “viande illegale”, engages par un restaurant, avaient ete arretes alors qu’ils transportaient des centaines de lemurs – une espece protegee – qui avaient ete tues et rotis. “C’est arrive dans l’un des parcs nationaux les mieux geres du pays, explique le Pr Louis. Si cela s’y est produit, je ne peux meme pas imaginer ce qui se passe ailleurs dans le pays.” Madagascar est parfois appelee le huitieme continent en raison de la diversite de ses especes, tant animales que vegetales, dont beaucoup n’existent que sur l’ile. Ainsi l’ile abrite une centaine de lemuriens qui constituent des especes endemiques.
En matiere de flore, des donnees collectees par l’organisation ecologiste Global Witness montrent qu’au minimum 120 palissandres et ebeniers, d’une valeur estimee a 480 000 dollars, quittent quotidiennement Masoala, le plus grand parc national de Madagascar. Au moins treize trafiquants, connus localement sous le nom de “mafia du palissandre”, achetent le bois et l’exportent, principalement vers la Chine. Les ecologistes affirment que l’abattage illegal detruit les parcs nationaux de l’ile et a des repercussions nefastes sur les animaux de la foret. “Il faut faire quelque chose rapidement, sinon le pays aura tout perdu d’ici un an environ”, plaide le Pr Louis.
Pour une part, le probleme tient au fait que l’eviction de l’ancien president, Marc Ravalomanana, a entraine un effondrement du tourisme, si bien que les parcs nationaux et divers projets de conservation, tout comme la population, n’ont plus d’argent. “Les Malgaches n’y sont pour rien”, assure Edward Louis. Mais le fait que les donateurs internationaux ont suspendu leur aide contribue a aggraver la situation sous l’angle ecologique. En outre, le gouvernement provisoire d’Andry Rajoelina cultive une certaine ambiguite en ce qui concerne l’abattage illegal. Apres avoir dans un premier temps ferme l’un des principaux ports d’exportation de palissandre, il a emis un decret interministeriel autorisant la vente et l’exportation de 750 tonnes de bois. “Cela revient non seulement a legaliser, une fois de plus, les billes de bois illicites, mais a encourager l’abattage d’autres arbres”, deplore Reiner Tegtmeyer, de l’ONG Global Witness.
Vivement preoccupees, quinze ONG – dont le WWFConservation International et la Wildlife Conservation Society – ainsi que des scientifiques ont appele le gouvernement a annuler le decret. “Madagascar abrite 47 especes de palissandres et plus de 100 especes d’ebeniers qu’on ne trouve nulle part ailleurs, et leur exploitation en amene certaines au bord de l’extinction”, ecrivaient-ils dans une lettre ouverte datee du 7 octobre 2009. “Des milliers de billes de palissandre et d’ebene, toutes debitees illegalement, sont stockees dans les ports de la cote est de Madagascar”, lit-on dans cette lettre. “Le decret le plus recent va permettre leur exportation et certainement encourager une nouvelle vague de pillage de l’environnement.” Ce groupe d’ONG invite les consommateurs de bois precieux a boycotter celui en provenance de Madagascar.
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Maree noire
Un rapport scientifique finance par le WWF revele l’ampleur de la maree noire provoquee par le naufrage du vraquier Gulser Ana le 26 aout dernier au large de Faux Cap, a l’extreme sud de Madagascar. Neuf baleines se sont echouees. Plus de la moitie des 40 000 personnes que compte la region ont ete affectees par l’interdiction pour trois mois de la peche, qui constitue une source de revenus vitale. Les habitants souffrent en outre de problemes respiratoires et de maladies cutanees et diarrheiques.
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Posté le 18/11/2009 | 1 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Plantes dépolluantes

La premiere bioferme d’Ile-de-France, Le JDD, 04/11/09
Herve Guenot
 
Cette exploitation d’un genre nouveau, en Seine-et-Marne, vend des plantes depolluantes.
Iris bleus et jaunes, carex, roseaux, joncs, salicaires, autant de plantes usuelles qui ont une vertu: pouvoir depolluer l’air, l’eau, les sols. Un site experimental, la bioferme de La Brosse-Montceaux, une commune rurale a cote de Montereau (Seine-et-Marne) met en œuvre ces proprietes naturelles de phytorestauration (la depollution par les plantes de matieres polluees). Inauguree cette semaine, cette pepiniere de plantes depolluantes - 300 especes y sont cultivees - fournit des jardins filtrants aux collectivites et societes interessees. C’est aussi un centre de recherche - sept chercheurs y travaillent a mieux preparer les plantes a leur tache d’assainissement.
"Je suis paysagiste et urbaniste, et de par ma profession, je me retrouve confronte depuis vingt ans aux problemes urbains des pollutions", explique Thierry Jacquet, president fondateur de Phytorestore, la petite societe qui gere la bioferme. "Les solutions passent par l’outil vegetal. Aussi efficaces que les solutions industrielles lourdes et couteuses concues au 19e siecle, les solutions vertes sont souples, rapides a mettre en place et peu onereuses."
En fin de cycle, les plantes deviennent du biocarburant
Pour depolluer l’air des tunnels routiers ou des parkings souterrains, il existe une solution verte: faire pousser des jardins filtrants sur le toit des tunnels ou des immeubles. Une plante comme le carex "lave" le soufre et le benzene. De meme, les jardins filtrants traitent les eaux des communes, les rejets industriels, les cours d’eau. Les eaux usees de toilettes reviennent, en huit heures, a une qualite acceptable pour l’arrosage grace a l’action de plantes comme les roseaux, les iris et les salicaires. En prime, ces jardins filtrants sont un plus pour la biodiversite: abeilles et libellules en raffolent. Un exemple recent de ces espaces verts aux plantes depolluantes: le parc du Chemin-del’Ile a Nanterre. L’eau de la Seine utilisee dans le parc est purifiee grace a des jardins filtrants.
Pour le traitement des sols, l’action des plantes depolluantes est plus longue - de trois mois a trois ans suivant la pollution. Ce traitement s’applique aux produits de fosses sceptiques, aux boues de curage des reseaux, aux boues urbaines et industrielles, aux pollutions legeres aux hydrocarbures (garages). La methode epargne les sols en evitant les operations agressives, tels l’incineration ou l’enfouissement des sols pollues.
Les plantes selectionnees par la bioferme de La Brosse-Montceaux ne "mangent" pas la pollution (au contraire des Anglais qui privilegient, eux, les plantes capables de phyto-extraction). La biomasse, c’est-a-dire la matiere organique issue des operations de depollution, est reutilisable pour de nouveaux usages: "biocarburants, materiaux combustibles pour les chaudieres, materiaux de construction (panneaux isolants, parpaings naturels)" selon Thierry Jacquet. Les jardins filtrants peuvent donc transformer radicalement la ville du 21e siecle pour aller vers une "ville renaturee".
Tous les jardins parisiens des annees 1970, les grands parcs haussmanniens pourraient se transformer en jardins filtrants pour l’air, l’eau, les sols. A l’echelle d’un quartier, les jardins filtrants permettent de boucler les quatre cycles: traitement des eaux usees, pluviales et grises (peu chargees en matieres polluantes, par exemple des eaux d’origine domestique), traitement de l’air, traitement des sols. Et in fine, production d’energie grace a la valorisation de la biomasse. "Les gains pourraient etre substantiels avec un allegement des investissements et des couts du traitement des eaux (1,50 euros le metre cube pour le traitement classique, contre 0,20 euros pour les jardins filtrants). De nouveaux emplois verts pourraient etre exerces par des agriculteurs investissant la ville. Une refonte de Paris est donc possible selon des principes paysagers en developpant la biodiversite en vue d’un assainissement a grande echelle, notamment de l’air, pour lequel la legislation est floue", conclut Thierry Jacquet. En 2010, 300 metres carres de jardins filtrants seront exposes au pavillon francais de l’Exposition universelle de Shanghai qui commencera en mai prochain: pour les jardins filtrants, ce sera le bapteme du feu international…

Ouverture du premier centre de phytorestoration

Le 26 octobre 2009, à la Brosse-Montceaux, commune rurale à côté de Montereau (77), s’ouvre le premier centre de phytorestoration : La Bioferme.

Ce centre de dépollution par les plantes des matières polluées est une première mondiale. En rachetant une ferme de 104 hectares, Phytorestore a équipé ce centre expérimental des dernières technologies de dépollution par les plantes, mises au point par sa R & D :
- phytolixiviation des polluants grâce aux racines de plantes laveuses de pollution : iris, scirpes, carex et roseaux.
- phytofixation et phytotransformation des polluants non bio-dégradables, grâce aux plantes transformeuses comme les joncs, baldingères, salicaires ou lysimaques qui transforment dans des filtres de tourbes, les traces métalliques mobiles en éléments métalliques stables.

« Notre approche est en complète rupture avec les solutions anglo-saxonnes classiques qui privilégient, quant à elles, la phytoextraction (les plantes mangeuses de pollution) et la phytostabilisation (les plantes cacheuses de pollution).« , explique Thierry Jacquet, président-fondateur de Phytorestore.

« Comme les plantes utilisées par Phytorestore ne mangent pas les pollutions, elles sont entièrement réutilisables pour de nouveaux usages et prêtes à devenir des bio-carburants, ces matériaux combustibles pour les chaudières ou encore isolants dans la construction (panneaux isolants, parpaings naturels). », poursuit-il.

Ce centre de remise en forme des sols pollués traitera, dans un premier temps, les déchets riches en matières organiques (boues de curage, produits de fosses sceptiques, boues de curage de réseaux, boues urbaines, etc) pour rentrer dans les réglementations limitatives existantes. À terme, la Bioferme a pour objectif d’être une alternative pour la ressource précieuse qu’est un sol de culture, en offrant une solution de restauration aux modes opératoires destructifs actuels (incinération, enfouissement des sols pollués).

La bioferme accueille ainsi une pépinière de plantes uniquement dédiées à la dépollution. C’est une première mondiale. L’ouverture de ce centre est le commencement de nouvelles approches en matière de dépollution par les plantes : la Bioferme est l’occasion de penser de nouvelles filières de biomasses végétales.

« Le développement de ces solutions constitue une véritable révolution à long terme pour les villes écologiques de demain. Non seulement les espaces verts urbains classiques pourront organiser sur place des boucles écologiques de ressources précieuses, pour l’eau, les sols, l’air et l’énergie. Mais en plus, ces jardins produiront des biomasses valorisables qui pourront un jour payer ce service assainissement dans les pays et population les plus démunies. » explique Thierry Jacquet.

La Bioferme,
25, rue de la Grange Rangée,
ZA du Port,
77240 La Brosse-Montceaux.

Le site de la société Phytorestore: www.phytorestore.com/


Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Résidus de médicaments

Residus de medicaments : plongee en eaux troubles, MesCoursesPourLaPlanete, 03/11/09
 
En depit de quelques etudes sur les effets preoccupants des residus d’hormones et d’antibiotiques dans l’eau, la question des residus de medicaments dans l’environnement reste mal connue, de meme que leurs consequences eventuelles sur la sante animale et humaine. Le premier Congres europeen sur les pathologies environnementales, qui s’est tenu recemment a Rouen, a tente d’y voir plus clair sur les liens entre l’environnement et les pathologies, depuis les risques sanitaires du rechauffement climatique jusqu’aux OGM (organismes genetiquement modifies) ou aux perturbations endocriniennes causees par la pollution. Selon un excellent artice de synthese paru dans le Quotidien du Pharmacien, le probleme est en gros que si l’impact environnemental des medicaments est pris en compte dans les demandes d’autorisation de mise sur le marche, on ne connait toujours pas les consequences ecologiques a long terme des rejets de medicaments qui s’accumulent non seulement dans l’eau, mais aussi dans les boues et les alluvions – car les stations d’epuration n’eliminent que 10 a 90% des residus de medicaments, qu’ils soient issus des patients, des centres de soins ou des usines qui les produisent. Et ces residus s’ajoutent aux nombreux produits toxiques retenus dans l’eau, comme les PCB et les POP, les polluants organiques persistants. Des etudes menees sur les poissons de l’estuaire de la Seine ont mis en avant de nombreuses malformations combinees a une feminisation croissante des bancs, que l’observe aussi dans d’autres estuaires europeens et americains. Ajoutons qu’une partie, certes infime, de ces residus finit dans l’eau du robinet, ce qui en soi n’est pas preoccupant, vu les dilutions… sauf que cette eau sera bue, en moyenne, pendant 70 ans par la population.
Il y a donc urgence a limiter et a controler plus strictement les rejets, mais aussi a developper des actions de sensibilisation aupres de toutes les professions de sante, et notamment des pharmaciens, qui pourraient sensibiliser le public au probleme des medicaments non utilises. Une telle politique existe deja en Suede, qui a ete des 2003 le premier pays europeen a mettre en place une politique de prevention de la pollution par les medicaments, en collaboration avec les medecins et les pharmaciens. Le pays dispose ainsi d’un "classement environnemental des medicaments" dans lequel ceux-ci sont presentes en fonction de leur "toxicite ecologique", sur une echelle de 1 a 10 : les medecins sont invites a prescrire, a effet therapeutique et a prix egal, le medicament le plus respectueux de l’environnement. Les pharmaciens sont, eux aussi, incites a tenir compte de ces criteres, notamment lors des substitutions… En outre, afin de reduire le volume de medicaments non utilises, les medecins ne prescrivent qu’un faible nombre de comprimes en debut de traitement, afin de s’assurer qu’il sera bien supporte par le malade, et ne finira donc pas dans une armoire ou, pire encore, dans les ordures menageres. 
Pour en savoir plus, voir notre fiche-produit sur les medicaments.

Posté le 18/11/2009 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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